Mon approche

Mon parcours universitaire, mon expérience hospitalière en tant qu’Ancienne Interne des Hôpitaux de Paris et celle que j’ai acquise au quotidien avec mes patients en laboratoire d’analyses biomédicales m’ont offert un socle de connaissances solides et pragmatiques quant à la biologie du vivant. Néanmoins l’être humain reste dans un certain nombre de cas un univers insondable et mystérieux et de nombreuses questions restaient sans réponse.

En effet j’ai souvent été confrontée à des patients ayant des bilans biologiques normaux, avec néanmoins des symptômes cliniques persistants et inexpliqués par les outils de la médecine conventionnelle (fatigue chronique, surpoids, faiblesse immunitaire, douleurs inflammatoires chroniques …etc). Par ailleurs, pour une pathologie et des traitements identiques certains patients ne répondaient pas de la même façon et j’ai pu observer à de multiples reprises que leur mode de vie et notamment leur alimentation étaient différents.

Petit à petit, j’ai compris que tous les outils et les techniques avancées de notre médecine moderne ne viendraient pas à bout du nombre croissant et inquiétant des maladies de civilisation, si la nutrition n’était pas prise en charge par les thérapeutes. L’acte de se nourrir est une fonction fondamentale à la vie, depuis la conception d’un embryon jusqu’à notre dernier souffle. Prendre conscience de cette fonction que nous pratiquons quotidiennement et à plusieurs reprises est le premier pas indispensable au maintien d’une bonne santé et une garantie d’accompagnement thérapeutique cohérent.

Or la nutrition ne se résume pas au calcul mathématique d’un nombre de calories. En effet lorsque l’on s’intéresse à la nutrition d’une personne , il est important de prendre en compte : son histoire, sa culture, ses croyances. On comprend mieux alors les débats passionnés qu’un changement d’alimentation peut susciter au sein d’une communauté de personne.

La réforme alimentaire : accompagner sans imposer 

        Les « régimes » ont montré leur incapacité de venir à bout du surpoids et de l’obésité, non sans un certain nombre de contraintes qui pèsent sur les patients tant sur le plan social que psychologique. Certains de ces régimes peuvent être même dangereux et entraînent des déficiences et des carences.

Je n’emploie donc jamais le mot de « régime » car ce serait restreindre l’hygiène alimentaire à une succession de phases de restriction et de phases de laisser-aller. Je préfère le terme de  » réforme alimentaire » car elle exprime un changement , lent mais durable, adapté à chacun et répondant aux besoins physiologiques d’un être humain afin qu’il trouve le mode alimentaire qui lui correspond le mieux. Mon rôle en tant que thérapeute est d’accompagner chaque patient dans ce changement, dans cette réforme.

La nutrition … une histoire de bon sens 

        Mon approche de la nutrition est une approche holistique ou intégrative. Je m’appuie sur la connaissance du terrain , de la physiologie et des besoins spécifiques de chaque patient tant sur le plan physique que psychique en tenant compte de l’éco-environnement social et familial des patients.  Les thérapies holistiques sont des approches intégratives qui s’inscrivent parfaitement dans un parcours médical conventionnel. Les thérapies alternatives et les médecines conventionnelles doivent être totalement complémentaires dans l’intérêt de la santé et du bien-être des patients.

La micronutrition 

                « Le Criquet tient dans la main, mais on l’entend dans toute la prairie« .

         Ce proverbe Sénégalais illustre exactement l’impact positif ou délétère que notre équilibre micro-nutritionnel peut avoir sur notre santé globale. Aussi infinitésimales soient-elles, les carences et les surcharges micronutritionnelles s’installent progressivement, altérant notre fonctionnement cellulaire, perturbant notre microbiote intestinal, accélèrant notre vieillissement physiologique…Les études scientifiques montrent aujourd’hui que certains de ces dysfonctionnements participeraient à l’émergence des grandes maladies de notre civilisation : diabète, surpoids, obésité , cancer, maladies auto-immune…

Mais attention ! J’insiste toujours sur le fait qu’il n’y a aucun intérêt à agir sur la micronutrition si derrière il n’y a pas une bonne nutrition …

 Retour à l’accueil